Conseil

Quand peut-on dire qu’une personne est atteinte de basse vision ?

Lorsque sa vision est très détériorée même après correction, c’est-à-dire lorsque :
- son acuité visuelle est inférieure à 3/10ème et supérieure ou égale à 1/20ème
- son champ visuel est inférieur ou égal à 20°.
Il est à noter qu’une personne dont la vision est normale a une acuité de 10/10ème.

Les pathologies en cause dans la Basse Vision :

On peut souffrir de basse vision à tout âge, mais ce sont les personnes âgées qui sont le plus souvent atteintes. Certaines maladies du vieillissement, certaines malformations congénitales, certains types de diabète ou de traitements de longue durée et des atteintes du nerf optique peuvent entraîner des situations de malvoyance.

La myopie forte responsable du décollement de la rétine :
La myopie se traduit par une vision floue de loin quand elle n’est pas corrigée .Chez les adultes, la myopie dite « forte » peut conduire au décollement de la rétine ou en maculopathie. Cela peut entraîner la cécité en l’absence de traitements adaptés.
La rétinopathie diabétique :
Le diabète peut entraîner des lésions de la rétine que l’on regroupe sous le terme de la rétinopathie diabétique. Elle se traduit par une perte de la vision qui est réduite et couverte de taches. C’est une complication grave du diabète qui provoque une baisse progressive de la vision.
La cataracte :
C’est une perte de la transparence du cristallin ou une opacification du cristallin, entrainant une baisse d’acuité visuelle, elle touche particulièrement les personnes après 60/65 ans. Le traitement est uniquement chirurgical. Elle peut être congénitale, traumatique ou liée au vieillissement du cristallin. Celui-ci s’opacifie, la vision devient trouble, il y a modification de la perception colorée et photophobie.
Le glaucome chronique :
Particulièrement difficile à détecter en l’absence de manifestations douloureuses ou gênantes, le glaucome chronique est une maladie touchant surtout les adultes après l'âge de 40 ans, mais pouvant également survenir chez l'enfant ou l'adulte jeune. Il est dû à une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil, entraînant une destruction lente du nerf optique qui détériore le champ visuel, avec menace de cécité en l'absence de traitement.
La DMLA ou Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age :
Cette pathologie prive la personne de son centre de champ de vision. La personne ne peut plus effectuer les actes usuels de la vie quotidienne, comme la lecture et l’écriture, la conduite de voiture, le déplacement, activités qui sont affectées par son handicap visuel. Elle devient ainsi de plus en plus dépendante de son entourage, ce qui affecte d’autant plus son psychisme et sa vitalité. La personne ne devient pas aveugle, elle conserve sa vision périphérique qui lui permet une certaine autonomie avec possibilité de se déplacer et de se promener. Lorsqu’une personne affectée de dégénérescence maculaire regarde des visages, elle ne distingue qu’une image floue. FAIRE LE TEST
Rétinite pigmentaire :
La rétinopathie pigmentaire touche les enfants et les adultes. Elle regroupe un ensemble de maladies héréditaires, cliniquement hétérogènes, dans lesquelles il existe une perte progressive de la fonction du photorécepteur et ou de l’épithélium pigmentaire de la rétine. La vision centrale peut rester très convenable pendant de longues années mais à l’examen du champ visuel, on peut constater un rétrécissement en canon de fusil. Il est fréquent qu’il reste, dans les zones marginales du champ visuel, de petits îlots de cellules rétiniennes intactes, lesquelles fournissent quelques informations additionnelles permettant au sujet de s’orienter. La gêne à la lumière est très fortement ressentie. Une protection au soleil est indispensable.
Le décollement de la rétine :
Il s’agit d’une séparation des deux couches superficielles de la rétine qui peut être héréditaire ou survenir après un traumatisme, une forte myopie ou un kyste. Les conséquences sont fonction de la zone atteinte.
Amaurose congénitale de LEBER :
L’amaurose congénitale de Leber est une dystrophie congénitale de la rétine. Elle apparait dès la naissance avec un déficit visuel très important. Elle se traduit par un comportement de malvoyant associé à un nystagmus, des altérations discrètes au fond d’œil, du moins au début et un électrorétinogramme éteint.
Choriorétinite séreuse centrale (choriorétinopatie)
La choriorétinopathie séreuse centrale est idiopathique. Elle affecte des adultes jeunes entre 20 et 45 ans. La maladie apparaît souvent suite à un stress psychologique (soucis familiaux, perte d’emploi, etc). Les hommes sont atteints plus souvent que les femmes. Cette maladie est due à des petits soulèvements séreux de l’épithélium pigmentaire de la rétine, souvent dans la région maculaire ou paramaculaire. Les signes fonctionnels apparaissent lorsque le soulèvement de l’épithélium pigmentaire s’étend vers la macula.
Dystrophie rétinienne :
La dystrophie progressive des cônes est une rétinopathie du sujet jeune (les enfants) liée à l’atteinte primitive des cônes. Contrairement à la rétinite pigmentaire, elle n’atteint pas au départ l’ensemble des couches rétiniennes. Elle se traduit par une baisse progressive de l’acuité visuelle associée à des anomalies de la vision des couleurs. L’électrorétinogramme est l’élément clé du diagnostic.
Maladie de Horton :
Il s’agit d’une maladie du sujet âgé. Il s’agit d’une pathologie relativement fréquente. Si on soupçonne son origine dysimmunitaire, on ne connaît pas bien son étiopathogénie. Cette maladie présente un pic de fréquence vers 75-80 ans. Elle atteint de façon un peu préférentielle les femmes.
Maladie de STARGARDT : (CONE ROD) (FUNDUS FLAVIMACULATUS)
La maladie de Stargardt est une dystrophie maculaire juvénile bilatérale et symétrique et héréditaire Elle commençe dans l’enfance et évolue progressivement vers la perte complète ou incomplète de la vision centrale, avec conservation du champ visuel périphérique. Il n »existe pas de solution thérapeutique actuellement. C’est la plus fréquente des dégénérescences maculaires juvéniles. Des aides visuels peuvent être très efficaces.
Rétinoblastome :
Le rétinoblastome est une tumeur maligne touchant essentiellement le nourrisson et le jeune enfant. Elle est bilatérale dans 33 % des cas.
Syndrome de SENIOR LOCKEN :
Le syndrome de Senior Locken décrit l’association chez un même patient d’une dystrophie rétinienne identique à celle observée dans l’Amaurose Congénitale de Leber et d’une néphronophtise (affection rénale grave qui nécessite une dialyse de façon permanente) qui apparaît dès l’âge de 3 ans.
Syndrome d’USHER :
L’atteinte oculaire peut être isolée "rétinite pigmentaire isolée" ou associée à d’autres pathologies dans le cadre d’une maladie systémique où elle apparaît comme un des symptômes d’une maladie plus complexe. Le syndrome d’Usher est l’association d’une rétinopathie pigmentaire classique à une surdité de perception congénitale bilatérale ; l’hérédité est autosomique récessive.
L'aniridie :
Caractérisé par l’absence totale ou partielle de l’iris dans le cadre d’une malformation embryologique des yeux. Ceci engendre une photophobie importante et une basse vision. Des filtres thérapeutiques sont indispensables
Le rétinoblastome :
C’est une tumeur cancéreuse de la rétine qui touche les enfants de moins de 5 ans. Le traitement doit être précoce pour tenter de sauvegarder un maximum de vision.
L’albinisme :
L'albinisme est une maladie héréditaire qui se caractérise par l’absence de pigments produisant la coloration de la peau et des yeux. Le patient ne supporte pas la lumière du soleil et souffre de photophobie (il craint la lumière, qui l’éblouit). L'acuité visuelle est faible. L'exposition au soleil est fortement déconseillée.
L’atrophie optique
L'atrophie optique se caractérise par une atteinte dégénérative des fibres qui forment le nerf optique.

Les troubles de la réfraction (qui peuvent être associés aux troubles cités précédemment)

La myopie :
L’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine. C’est souvent dû à un excès de longueur du globe oculaire. La vision est floue de loin, mais bien de très près sans correction. On lui préconise un verres concave (négatif)
L’hypermétropie :
A l’inverse de la myopie, le globe oculaire serait trop court. Par conséquent, l’image d’un objet se forme en arrière de la rétine. Le sujet se fatigue pour voir nette (en accommandant) ou il verra floue de loin et de prés sans sa correction. Un verre convexe (positif) est la solution
L’astigmatisme :
Il est dû à un défaut de courbure de la cornée selon un axe quelconque. Dans d’autres cas, le cristallin est en cause. Il a pour conséquence une déformation des images. Un verre torique (cylindrique) corrige ce trouble de vision.
La presbytie :
Le cristallin s’épaissit avec l’âge et devient moins souple. Il perd de son pouvoir d’accommodation, la mise au point en vision rapprochée ne se fait plus ou mal. La vision de prés est floue sans correction. Une addition pour la vision de prés aidera la personne à bien lire. Les verres progressifs sont idéals pour voir net à tous les distances.

Les troubles de la motricité oculaire :

Le strabisme :
Il peut être convergent, divergent ou vertical. Ce défaut de parallélisme des yeux peut être présent dès la naissance ou n’apparaître qu’après quelques semaines ou quelques mois. Le grand risque du strabisme chez le petit enfant est l’amblyopie fonctionnelle qui touchera l’œil « qui tourne » et qui ainsi ne pourra pas développer sa vision. Il peut aussi être la conséquence d’une paralysie d’un ou de plusieurs muscles oculaires.
Le nystagmus :
Il s'agit de mouvements rythmiques involontaires et incontrôlés des globes oculaires le plus souvent horizontaux mais parfois verticaux ou rotatoires. La vision est floue puisque l’image sur la rétine n’est pas fixe.